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Guide local · Décontamination

Décontamination de moisissures à Montréal

Dans une habitation montréalaise, une odeur persistante, une tache qui s’étend, de la condensation ou des matériaux gonflés après un dégât d’eau peuvent signaler un problème d’humidité ou de moisissures. La priorité n’est pas seulement de faire disparaître ce qui est visible : il faut aussi comprendre pourquoi la contamination est apparue et empêcher son retour. L’INSPQ précise que les matériaux contaminés par des moisissures doivent être décontaminés ou jetés, sans égard à l’espèce présente. Les conditions à l’origine du problème, comme un dégât d’eau, une infiltration chronique ou une humidité excessive, doivent également être corrigées pour réhabiliter le bâtiment.

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Pourquoi intervenir rapidement après un dégât d’eau?

Le délai entre un dégât d’eau et l’assèchement complet peut influencer l’évolution de la situation. Le gouvernement du Québec recommande de nettoyer et d’assécher complètement les lieux dans les 24 à 48 heures, puisqu’au-delà de ce délai des moisissures peuvent se développer. Après une inondation, Santé Canada indique aussi que le risque de développement de moisissures est moins élevé lorsque les matériaux et les meubles sont asséchés dans les 48 heures. Cela ne signifie pas qu’une contamination est impossible après ce délai, ni qu’un séchage rapide règle automatiquement une infiltration ou une humidité chronique. Il faut vérifier les surfaces touchées, les matériaux cachés et la cause de l’eau. Une fuite récurrente, une infiltration par l’enveloppe ou une condensation persistante peut maintenir le problème même après un nettoyage apparent.

Petite surface ou décontamination spécialisée?

Certaines petites surfaces moisies et facilement lavables peuvent être nettoyées avec un produit domestique approprié, comme du savon à vaisselle, puis soigneusement asséchées. Les articles poreux moisis ou sérieusement endommagés par l’eau, notamment certains isolants ou tissus, devraient plutôt être jetés que nettoyés. Une évaluation spécialisée devient particulièrement pertinente lorsque les surfaces atteintes dépassent 1 m², sont nombreuses, difficiles à nettoyer ou que la moisissure revient après le nettoyage. Le gouvernement du Québec conseille alors de faire appel à une entreprise spécialisée afin d’évaluer l’ampleur des travaux et de corriger la source du problème. Le recours à une entreprise spécialisée peut aussi être nécessaire pour des travaux de nettoyage ou de rénovation de grande envergure. Les moisissures ne doivent pas être classées uniquement selon leur couleur ou leur apparence. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent indique que toutes les moisissures représentent un risque pour la santé respiratoire et doivent être éliminées, peu importe leur type.

Une démarche adaptée aux bâtiments de Montréal

La persistance d’une humidité excessive dans les murs, les plafonds ou les planchers peut mener à une contamination par des moisissures et favoriser aussi la prolifération d’acariens et de bactéries. À Montréal, la Direction régionale de santé publique associe l’humidité excessive et les contaminants concernés à des problèmes pouvant inclure la rhinite, l’asthme, diverses infections respiratoires, l’irritation des yeux, du nez ou des bronches et certains problèmes de peau. Le profil municipal de Montréal compte 1 762 949 habitants selon le Recensement de 2021, sur un territoire de 364,7 km². La densité est de 4 833,5 habitants par km². Pour le parc résidentiel, 66,4 % des logements ont été construits avant 1981, tandis que 7,1 % sont des maisons individuelles isolées. Ces données ne permettent pas de conclure qu’un bâtiment précis est contaminé, mais elles donnent un contexte urbain où les interventions peuvent concerner des logements, des copropriétés, des maisons et des immeubles de différents âges. Dans une démarche de santé du bâtiment, l’objectif est donc de traiter la contamination visible et les matériaux atteints, tout en recherchant la source d’humidité. L’INSPQ décrit trois approches générales pour la qualité de l’air intérieur : réduire l’infiltration et l’émission de contaminants, assurer une ventilation naturelle et mécanique adéquate, puis recourir au besoin à l’épuration ou à la filtration de l’air. Une enveloppe plus étanche doit être accompagnée d’une ventilation mécanique suffisante, faute de quoi des contaminants peuvent rester confinés à l’intérieur.

Inspection, diagnostic et travaux de décontamination

Un test d’air n’est pas nécessairement la première étape. Santé Canada ne recommande pas de tester l’air pour détecter les moisissures. L’approche privilégiée consiste plutôt à inspecter visuellement, à corriger les sources d’humidité et à éliminer les matériaux contaminés. La norme BNQ 3009-600 encadre l’investigation, le diagnostic et les mesures de décontamination appropriées lorsqu’il y a prolifération de moisissures dans une habitation. La Régie du bâtiment du Québec décrit une démarche qui comprend la recherche de la cause, l’évaluation de la contamination, la planification et la réalisation des travaux, le contrôle de la qualité ainsi que la communication avec le client. Selon l’état des lieux, les travaux peuvent donc comporter l’identification de la source d’eau, la protection des zones non contaminées, le retrait des matériaux poreux atteints, le nettoyage des surfaces récupérables, l’assèchement et la remise en état. À Montréal, l’Ombudsman rappelle qu’un simple coup de pinceau ne suffit pas lorsque des moisissures sont confirmées : les matériaux poreux contaminés, comme le gypse, doivent être enlevés et remplacés, et les travaux doivent être exécutés selon les règles de l’art.

Humidité, ventilation et prévention de la récidive

Après la décontamination, la maîtrise de l’humidité reste essentielle. Santé Canada recommande de maintenir l’humidité relative d’une maison entre 30 % et 50 % et d’utiliser un déshumidificateur au besoin. Il est particulièrement important de faire fonctionner un déshumidificateur dans un sous-sol ou un autre espace humide, lorsqu’il y a condensation sur des surfaces froides ou lorsque l’humidité relative dépasse 50 %. Une ventilation adéquate doit être intégrée à la solution, surtout lorsqu’on améliore l’étanchéité de l’enveloppe. Le but est de limiter l’infiltration d’eau et l’émission de contaminants, sans créer un confinement de l’air intérieur. Une odeur qui persiste, une tache qui réapparaît ou une condensation répétée justifie une nouvelle vérification de la source plutôt qu’un nettoyage cosmétique.

Règles applicables aux logements locatifs montréalais

L’Ombudsman de Montréal rappelle que le Règlement sur la salubrité, l’entretien et la sécurité des logements de la Ville interdit la présence de moisissures ainsi que les conditions qui favorisent leur prolifération dans un bâtiment ou un logement. Un inspecteur municipal peut exiger du propriétaire des documents ou une expertise, par exemple un protocole de décontamination, et émettre un avis afin que la problématique et sa cause soient corrigées. En cas de moisissures confirmées, le propriétaire doit exécuter les travaux de décontamination selon les règles de l’art. Pour un locataire, JuridiQC recommande d’abord de déterminer si le logement est impropre à l’habitation ou s’il présente plutôt un problème d’habitabilité, puisque les recours peuvent différer. Même lorsque le propriétaire est responsable de régler la situation, le locataire doit limiter les dégâts autant que possible, notamment en asséchant rapidement les surfaces après un dégât d’eau. Si le problème n’est pas réglé, un locataire peut s’adresser au Tribunal administratif du logement pour demander notamment les réparations nécessaires, des dommages-intérêts, une réduction de loyer ou la résiliation du bail.

Combien coûte une décontamination de moisissures?

Le coût dépend de la superficie, des matériaux touchés, de l’accessibilité, de la cause de l’humidité et de la remise en état. Pour le Québec en 2026, une analyse publiée par SoumissionRenovation situe généralement un projet global entre 1 500 $ et plus de 10 000 $. Une contamination mineure de moins de 10 pi² est estimée entre 1 500 $ et 2 500 $, tandis qu’une contamination modérée de 10 à 100 pi² peut coûter de 2 500 $ à 5 500 $. Au-delà de 100 pi² ou dans plusieurs espaces, l’estimation mentionnée va de 6 000 $ à 10 000 $ et plus. À titre indicatif, la même analyse situe la décontamination d’un entretoit résidentiel standard entre 2 500 $ et 6 000 $, et celle d’un sous-sol partiel ou complet à partir d’environ 3 500 $, avec possibilité de dépasser 8 000 $. Un diagnostic de moisissures est généralement estimé entre 200 $ et 800 $, selon la surface à analyser. Ces montants sont des fourchettes québécoises et non une soumission propre à une adresse montréalaise.

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Pour aller à la source

Références consultables

Recensement de 2021 — Statistique Canada

Questions fréquentes

Avant de demander une soumission

Quand faut-il appeler une entreprise spécialisée?

Il est pertinent de demander une évaluation lorsque la surface dépasse 1 m², lorsque les zones sont nombreuses ou difficiles à nettoyer, lorsque la moisissure revient ou lorsque des travaux importants de nettoyage ou de rénovation sont nécessaires.

Faut-il faire analyser l’air avant de décontaminer?

Pas nécessairement. Santé Canada ne recommande pas de tester l’air pour détecter les moisissures. L’approche consiste plutôt à inspecter visuellement, corriger la source d’humidité et retirer les matériaux contaminés.

Un nettoyage et une couche de peinture suffisent-ils?

Non, pas lorsque des matériaux poreux sont contaminés. À Montréal, l’Ombudsman précise qu’un simple coup de pinceau ne suffit pas et que des matériaux comme le gypse doivent être enlevés et remplacés selon les règles de l’art.

Que doit faire un locataire après avoir découvert des moisissures?

Il devrait limiter les dégâts, notamment en asséchant rapidement les surfaces après un dégât d’eau, puis déterminer avec la situation si le logement est impropre à l’habitation ou s’il présente un problème d’habitabilité. Des recours au Tribunal administratif du logement peuvent être possibles si le problème persiste.

Comment réduire le risque de récidive?

Il faut corriger la fuite, l’infiltration ou l’excès d’humidité, maintenir l’humidité relative entre 30 % et 50 % et assurer une ventilation adéquate. Un déshumidificateur peut être utile dans un sous-sol ou lorsque l’humidité dépasse 50 %.

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