Guide pratique · Confort et énergie

Foyer au bois et poêle à bois : installation, remplacement et mise aux normes

Un foyer au bois, un poêle à bois ou un autre appareil à combustible solide ne se résume pas à son apparence ou à sa capacité de produire de la chaleur. Le type d’appareil, sa certification, les dégagements autour de la source de chaleur, la cheminée, le combustible et les exigences municipales peuvent tous influencer le projet. Au Québec, le chauffage au bois est identifié comme la principale cause des jours de mauvaise qualité de l’air en hiver. La combustion du bois émet notamment du monoxyde de carbone, des composés organiques volatils et des particules fines PM2,5. Un accompagnement professionnel permet donc de planifier un foyer décoratif, un appareil d’appoint ou un remplacement en considérant autant le confort recherché que les exigences de sécurité et de qualité de l’air.

Un projet à faire évaluer?

Comparez votre projet avec des professionnels.

Demander une soumission

Des guides pensés pour les réalités d’ici

Des repères appuyés par des sources identifiées

Vous décidez toujours de la prochaine étape

Comprendre avant de décider

Les points à examiner

Utilisez ces repères pour documenter votre projet et préparer des échanges plus précis.

01

Un foyer adapté à votre usage

Avant de choisir un appareil, il faut préciser le rôle qu’il doit jouer dans la maison. Un foyer peut être recherché pour l’ambiance, pour un chauffage d’appoint ou pour une utilisation plus régulière. Cette distinction aide à comparer un foyer d’ambiance, un foyer encastré, un poêle à bois ou un appareil conçu pour brûler des granules. La Ville de Québec définit comme appareil à combustible solide tout appareil conçu pour brûler un combustible solide, comme le bois, les granules de bois ou le charbon, à l’exclusion des combustibles gazeux ou liquides. Son règlement ne s’applique toutefois pas aux barbecues au charbon ni aux foyers extérieurs. Le choix doit donc commencer par l’usage prévu et par la catégorie réelle de l’appareil.

02

Pourquoi la certification et les émissions comptent

La combustion du bois résidentiel représente 14,0 % des émissions de particules fines PM2,5 provenant des activités humaines au Québec et constitue la principale source de ces émissions en hiver. Les émissions peuvent comprendre, entre autres, du carbone noir, des oxydes d’azote et des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Le rendement et la certification deviennent ainsi des critères importants au moment de choisir ou de remplacer un appareil. Le règlement québécois sur les appareils de chauffage au bois, en vigueur depuis 2009, vise à interdire la fabrication, la vente et la distribution au Québec d’appareils non conformes aux normes environnementales de l’Association canadienne de normalisation ou de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis. Certains modèles modernes atteignent une efficacité annoncée de 75 à 80 % et des émissions inférieures à 2,5 g de particules par heure, selon une information portant sur les projets résidentiels à Montréal. La certification exacte doit être vérifiée pour le modèle choisi.

03

Installation : sécurité, dégagements et conformité

L’installation d’un poêle à bois ou d’un foyer exige une attention particulière aux surfaces combustibles, à la cheminée et aux composants connexes. La Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec rappelle que l’installation des poêles, cuisinières et appareils à combustibles solides doit être conforme à la norme CAN/CSA B365-M, Code d’installation des appareils à combustibles solides et du matériel connexe. Le dégagement correspond à la distance entre une source de chaleur et un matériau combustible. Une distance insuffisante peut favoriser le dessèchement du matériau et présenter un risque d’inflammation. Pour un appareil au bois homologué, les dégagements doivent être déterminés à partir des instructions du fabricant et de la norme CAN/CSA B365-M. Une installation sérieuse tient donc compte du modèle précis plutôt que de mesures générales appliquées indistinctement.

04

Vérifications municipales à prévoir

Les exigences peuvent varier d’une municipalité à l’autre. À Montréal, l’information publiée par la Ville indique que la combustion du bois fait partie des principales causes du smog hivernal et qu’elle a un impact important sur l’environnement et la santé de la population. Le règlement montréalais interdit d’utiliser un appareil ou un foyer au bois durant les avertissements de smog et interdit en tout temps l’utilisation d’un foyer non conforme. Une information spécialisée concernant Montréal rapporte aussi qu’un remplacement ou une nouvelle installation exige un permis de l’arrondissement concerné, avec des plans signés et une certification CSA ou EPA de l’appareil installé. Avant de commencer des travaux, il est donc prudent de confirmer les exigences de l’arrondissement ou de la municipalité où se trouve la propriété.

05

Particularités applicables à Québec

La Ville de Québec encadre l’installation et l’utilisation des appareils à combustible solide à l’intérieur des bâtiments parce que ces appareils comptent parmi les principales sources de smog durant l’hiver. L’objectif annoncé est de préserver la qualité de l’air et la santé de la population. À compter du 1er septembre 2026, seuls les appareils de chauffage au bois certifiés CSA B415.1 ou EPA pourront être utilisés à Québec. Les foyers d’ambiance pourront continuer d’être utilisés jusqu’au 1er septembre 2030. La Ville exige aussi une déclaration pour tous les appareils à combustible solide situés à l’intérieur d’un bâtiment, y compris ceux qui ne sont plus utilisés, qui sont rarement utilisés ou qui sont condamnés. L’ajout ou le retrait d’un appareil doit être déclaré par le propriétaire dans un délai de 90 jours. Ces éléments doivent être intégrés à la planification d’un remplacement ou d’un retrait.

06

Appareil neuf, retrait ou remplacement

À Québec, un nouvel appareil à combustible solide doit être certifié et émettre au plus 2,5 grammes de particules fines par heure. L’installation d’un appareil non certifié est interdite, sauf exception prévue au règlement. Un programme municipal vise le retrait ou le remplacement des appareils les plus polluants, soit les appareils non certifiés et les appareils certifiés EPA ou CSA B415.1 fabriqués avant 2015. La Ville autorise par ailleurs l’utilisation d’un appareil à combustible solide, même non certifié, lors d’une panne d’électricité de plus de trois heures, à condition que l’appareil ait été déclaré. Les informations rapportées par Radio-Canada indiquent que, depuis 2021, Québec finance le retrait ou le remplacement de certains appareils non certifiés ou de première génération. Le remplacement peut donc être évalué sous l’angle du confort, des émissions et des règles applicables.

07

Combustible et bonnes pratiques d’utilisation

Le combustible utilisé a une incidence directe sur la fumée et les contaminants produits. La Ville de Québec recommande le bois sec, les bûches écologiques ou les granules de bois, qui produisent moins de fumée et de contaminants que les combustibles interdits. Il est interdit d’y brûler notamment des huiles usées, de la peinture, des solvants, des matières résiduelles, du bois humide ou traité, du caoutchouc, du charbon, du papier glacé ou coloré, du plastique et des panneaux de particules. La Ville de Québec recommande également de respecter les restrictions liées à la qualité de l’air. À Montréal, un appareil ou un foyer au bois ne doit pas être utilisé durant un avertissement de smog. Après l’extinction du feu, Hydro-Québec recommande de fermer les portes et le registre de la cheminée afin d’éviter que l’air chaud s’échappe de la maison. Colmater les fissures autour de la lisse basse, des fenêtres, des portes et du foyer aide aussi à garder la chaleur à l’intérieur et à réduire les fuites d’air qui augmentent la consommation de chauffage.

08

Budget : distinguer l’appareil et l’installation

Le coût d’un projet dépend notamment du type d’appareil, de sa puissance et de la complexité de l’installation. À titre indicatif, Combustion Confort situe le prix d’un foyer intérieur au bois d’entrée de gamme entre 1 500 $ et 3 000 $. Un modèle de gamme intermédiaire se situe entre 3 000 $ et 6 000 $, tandis qu’un modèle haut de gamme coûte 6 000 $ et plus. Ces montants concernent l’appareil; le prix total peut augmenter de plusieurs milliers de dollars avec l’installation, les matériaux connexes et la main-d’œuvre. Pour une réalisation avec finition complète à Montréal, une information spécialisée évoque plutôt une fourchette typique de 6 000 $ à 14 000 $. Les deux repères ne décrivent pas exactement le même périmètre : l’un porte sur le prix du foyer, l’autre sur un projet avec finition complète. Une estimation devrait donc préciser ce qui est inclus, notamment la cheminée, les raccordements, les travaux de finition et le retrait de l’ancien appareil.

09

Aides financières et échéances locales

Certaines municipalités offrent une aide pour retirer ou remplacer un appareil non conforme. À Laval, un programme peut atteindre 1 000 $ pour le remplacement d’un foyer intérieur ou d’un appareil de chauffage au bois non conforme par un nouvel appareil électrique ou certifié par l’EPA ou la norme CSA/B415. Le remboursement annoncé couvre 50 % des frais d’achat et d’installation. Le même programme peut rembourser jusqu’à 150 $ pour le retrait d’un appareil non conforme sans projet de remplacement. À Laval, l’utilisation d’appareils de chauffage au bois émettant plus de 7,5 g/h et non certifiés par l’EPA ou la norme CSA/B415 sera interdite à compter du 1er octobre 2026. Pour l’admissibilité au volet de remplacement, l’appareil doit être remplacé entre le 1er janvier 2024 et le 30 septembre 2026, et la demande complète peut être déposée jusqu’au 31 décembre 2026. À Québec, Radio-Canada rapporte qu’un propriétaire peut obtenir jusqu’à 1 000 $ pour l’achat d’un appareil portant la certification EPA ou CSA-B415.1 dans le cadre du remplacement d’un appareil non certifié. Les conditions doivent être confirmées avant de commander l’appareil ou de retirer l’existant.

Une démarche simple

Passer de l’observation au projet

  1. DocumenterNotez ce que vous observez, vos priorités et vos contraintes.
  2. ComparerPrésentez le même contexte et vérifiez la portée de chaque proposition.
  3. PlanifierConfirmez l’échéancier, les responsabilités et les garanties avant les travaux.

Questions fréquentes

Avant de demander une soumission

Un foyer au bois peut-il être utilisé pendant un avertissement de smog?

À Montréal, le règlement interdit l’utilisation d’un appareil ou d’un foyer au bois durant les avertissements de smog. Il interdit aussi en tout temps l’utilisation d’un foyer non conforme. Les règles applicables ailleurs doivent être vérifiées auprès de la municipalité concernée.

Qu’est-ce qu’un appareil à combustible solide?

Selon la définition municipale de Québec, il s’agit d’un appareil conçu pour brûler un combustible solide comme le bois, les granules de bois ou le charbon, et non un combustible gazeux ou liquide. À Québec, le règlement ne s’applique pas aux barbecues au charbon ni aux foyers extérieurs.

Quel combustible utiliser dans un poêle à bois?

La Ville de Québec recommande le bois sec, les bûches écologiques ou les granules de bois, qui produisent moins de fumée et de contaminants que les combustibles interdits. Le bois humide ou traité, le plastique, les panneaux de particules, les solvants, les huiles usées et plusieurs autres matières ne doivent pas être brûlés dans un appareil à combustible solide.

Que faut-il vérifier avant l’installation d’un foyer?

Il faut vérifier la certification de l’appareil, les instructions du fabricant, les dégagements par rapport aux matériaux combustibles et la conformité à la norme CAN/CSA B365-M. Il faut aussi confirmer les exigences municipales, notamment les permis, les déclarations et les restrictions d’utilisation qui peuvent s’appliquer à la propriété.

Votre prochaine étape

Prêt à avancer avec votre projet de foyer?

Demander une soumission